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  octobre  2020

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L’AVENIR DES SALONS DU LIVRE

AUX DERNIERES NOUVELLES :


Tout le monde ment …


L

AUX DERNIERES NOUVELLES :


Tout le monde espère …

Rien ne va plus ! Les multiples salons municipaux du livre qui ont fleuri çà et là depuis 5 ans se portent mal ou presque. On en compte près de 1 800 en 2018. La plupart ont moins de 6 ans d’existence, l’âge qu’il était commun de définir jusqu’à il y a peu comme l’âge de raison. En fait, ce n’est pas tant la profusion des événements (+ 38% en 5 ans) qui ont porté un coup dur au phénomène. Il s‘agit plutôt d’une désaffection du public. Faute à Internet et à la sècheresse du lectorat. En effet les instances officielles vous le diront : les lecteurs se raréfient depuis 3 ans. Les libraires, ces professionnels du secteur, assistent à une diminution des passages en caisse. Quand on rentre dans le vif du sujet on s’aperçoit que l’écriture n’est plus l’apanage des « sachants ». Tout le monde écrit ou presque. Il en ressort une foison de livres qui n’ont de nom que la réputation de leur auteur. Le lecteur l’a compris et en tient compte. D’autre part, les organisateurs de salons du livre n’ont pas su se renouveler. Ils ont bien essayé des thématiques, qui ont toutes avorté, mais ils n’ont pas su inventer un avenir.



LES REDACTEURS


LA DATE D’EMISSION


PRECAUTIONS

 A PRENDRE

La profusion des écrits n’arrange rien : aujourd’hui quasiment tout un chacun se dit auteur. Il aura fallu cette profusion pour que les relations entre auteur et éditeur ne soient mises à mal. Les « nouveaux » sont en effet revendicatifs : ils veulent du pognon et du pognon. Les éditeurs, quant à eux, en sont restés à Napoléon 3 : « c’est nous les patrons, vive l’à-valoir et laissez-nous faire ». Pas étonnant que le contrat d’auteur ait fait la une depuis 3 ans. Il aura fallu que l’U.E. s’en mêle, que les Etats s’en mêlent et que les lecteurs s’en fichent. On a beaucoup entendu parler de droits d’auteur ces derniers temps.

En fait l’éditeur est responsable de cette situation. La plupart du temps il n’a pas évolué avec on époque : les rentes ont perduré. Alors que les apprentis auteurs ont proliféré, il a fait le dos rond et a laissé pourrir la situation. Seuls les écrivains – auteurs sachant écrire – n’ont pas ou peu été concernés par le sujet parce qu’ils sont le fonds de commerce des éditeurs.


LE CRI D’ALARME DES LIBRAIRES

C’est devenu difficile ! Pour la quasi-totalité des libraires, y compris dans les contrées où la lecture pullule, les lecteurs se raréfient. L’année 2018 a été statistiquement éprouvante. L’été caniculaire n’a rien arrangé : on lit moins quand il fait chaud. La rentrée littéraire du printemps a été polluée par le cinquantenaire de mai 68, qui a été un bide livresque retentissant. La rentrée littéraire d’automne n’a pas l’écho du passé. Les libraires avant-gardistes le disent : il faut se faire à l’idée que ce n’est plus comme avant. Les anciens, plus consommateurs de livres que leurs jeunes concitoyens, se plaignent de la profusion des écrits qui « gâchent la marchandise ». Les jeunes zappent la lecture de livres parce qu’ils ont « autre chose à faire ». Quant aux dits intermédiaires (30-50 ans) ils comptent leurs sous au détriment de la lecture. Notons que ce n’est pas le livre numérique qui vient supplanter le livre papier. L’e-book et consorts restant scotché à moins de 10% des ventes de livres dans l’hexagone. L’affaire est en fait bien plus « scélérate » qu’elle ne parait. Tous les jeunes, en âge scolaire notamment, le disent : leurs enseignants ne leur donnent pas envie de livre. Ce qui a fait le socle des générations précédentes n’existe plus. On est en droit de se demande pourquoi !


AUTEURS : MALTRAITANCE CONSOMMEE

AUTEUR OU ECRIVAIN ?

LA LOI DE LA PRESSE

LA RENAISSANCE DU POSTER DE LIVRE

Quant on parle aujourd’hui d‘auteur on mélange tout et n’importe quoi. Il n’y a pas si longtemps l’auteur de nos jours était écrivain. Il avait le don de l’écriture et trouvait assez facilement un éditeur. L’auteur actuel se dénomme rarement écrivain parce qu’il n’a pas ce don, il écrit parce qu’il a des choses à dire ou parce qu’il veut faire de l’argent. On peut comprendre que le lecteur soit sur sa faim. C’est en effet lui qui consacre un auteur et en fait parfois un écrivain.


Il est interdit décrire ce qui suit ! Il est en effet interdit d’écrire qu’une collusion financière existe entre l’éditeur et certains rédacteurs de presse. La prolifération des auteurs – par opposition aux écrivains – a en effet entraîné cette collusion : pour être sûr de vendre l’ouvrage d’un auteur l’éditeur passe un accord avec un organe de presse ou parfois avec un rédacteur directement. De ce fait on parlera – en bien – du dit ouvrage pour que les futurs lecteurs passent à l’acte. Toutes les études le prouvent : de nombreux ouvrages sont achetés parce que l’acheteur a succombé à la critique élogieuse d’un article de presse. Certains éditeurs crient au loup, d’autres haussent les épaules. En tout cas c’est une réalité qui fait partie d’un budget : l’éditeur prévoit financièrement cet « investissement ». Bien entendu les libraires sont à l’affût et font le tri en connaissant par avance les référencements qui vont « être aidés » et ceux qui ne le seront pas.


Ayant un pied dans la reproduction d’art et un pied dans l’édition nous avons été sollicités au premier semestre par des clients revendeurs d’images pour produire des posters de livres. Il s’agit de la couverture de livres proposés à la vente chez les libraires. Cela nous a semblé bizarre si bien que nous avons enquêté auprès de ceux-ci. Il est apparu que les lecteurs souhaitent afficher chez eux l’image de leurs lectures. Un retour en arrière de près de 40 ans quand les libraires vendaient également les posters de livres. A cette époque il était courant de placarder sur les murs des pièces des habitations la couverture des livres qu’on lisait et la couverture des disques qu’on écoutait. Il semble qu’aujourd’hui l’engouement ne soit pas une épidémie mais en tout cas il existe bel et bien.



DROITS D’AUTEUR

  Les 3 piliers de l’entreprise sont les rédacteurs principaux du BLOG. Si un rédacteur extérieur venait à s’exprimer ici, son nom serait énoncé à la fin de son article.


  Comme pour l’ensemble du site internet le BLOG est mis à jour régulièrement et daté du mois en cours. Nous n’avons pas prévu de date précise de mise en ligne.


LE BLOG


MIARTLO

Soyez vigilants : on va vous dire que le BLOG est téléguidé par des « puissances étrangères » qui viennent polluer le lecteur d’autant que celui-ci est un professionnel du commerce. Et pourtant nous ne sommes inféodés avec qui que ce soit et nous continuons à dire ce que nous avons à dire.


Le BLOG est la libre-pensée de MIARTLO



EDITO

  Ce n’est pas parce que nous sommes éditeurs que nous n’avons rien à dire. Nous faisons partie d’un « ancien monde » qui n’évolue pas ou peu, nous l’avons vécu au quotidien pendant longtemps. En créant MIARTLO nous avons voulu participé à un « nouveau monde » en modifiant l’organisation de l’entreprise et son relationnel. Le présent BLOG en fait partie.



LE CONTENU

  Nous apporterons régulière-ment notre point de vue sur les 3 thèmes qui font notre activité : l’édition, la reproduction d’art et la vente d’oeuvres d’art. Ce point de vue concernera principalement la commercialisation, qui est au centre de nos métiers, mais également l’amont et l’aval.

Les textes se présentent sous la forme d’articles courts et sont inédits.

Comme de bien entendu notre « ligne » est ouverte pour que vous puissiez réagir à nos écrits du BLOG. Utilisez l’adresse mail qui est mise à votre disposition en page contact.


Toute reprise même partielle des textes du BLOG pour reproduction est interdite sauf accord écrit du responsable du site (voir page contact).

CA VA MAL !


Pour le douzième mois consécutif (juillet 2018 à mai 2019) la vente de lecture est en régression en France. Les libraires ont subi l’été 2018 trop chaud peu propice à la lecture, une rentrée littéraire catastrophique et puis les « Jaunes » qui ont anéanti Noël. L’année 2019 s’est poursuivie dans la foulée de l’année précédente avec une raréfaction des acheteurs sur les artères commerçantes. Avril 2019 est venu corroborer cette situation ubuesque sans toutefois l’aggraver. Nous avons eu des échanges dramatiques avec des revendeurs au fait de la dépression. Le mois de mai 2019, également appelé « joli mois de mai », n’a pas révélé d’espoir de reconquête. Nous sommes tous en récession !


NOUS PASSONS A L’OFFENSIVE


Nous avons travaillé 12 mois avec plusieurs libraires parmi nos clients pour élaborer une nouvelle B.D. qui leur convienne. Nous n’avions pas envisagé de venir vers la B.D., ce sont nos clients qui nous y ont engagés. Nous avons découvert des commerçants insatisfaits de leur rapport avec la B.D. : trop lourd, trop grand, trop peu de pages, peu de qualité exprimée, des sujets sans envergure, un texte trop petit à la lecture. Cette situation nous a semblé suffisamment sérieuse pour que nous nous mettions à l’ouvrage. Le résultat de ce travail a été dévoilé à l’occasion des 48H BD nationales en mai 2019. NEFFF, notre scénariste et illustrateur, a travaillé d’arrache-pied pour concocter une B.D. digne de ce nom. Doté de toutes les revendications des libraires et surtout des lecteurs, et imprimé en France, HISTOIRES A SE MORDRE LA QUEUE est sortie en librairie début mai 2019. La réception est optimale. Celle-ci intègre le scepticisme des professionnels habitués à « l’Ancien Monde ».



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